Semeur d’espoir sur les Chemins
Edité par « Le passage des heures »
Ce
29 octobre 2005 Jean-Marie Paulin fête deux événements :
·
Il reçoit la médaille de Chevalier de l’Ordre
National du Mérite.
·
Il présente à ses invités le fruit d’un travail de
plusieurs mois : le livre où il
raconte son périple sur les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle, pendant 5
mois, en 2004.
Son témoignage est d’abord celui d’un
homme comme le dit le Professeur Yves Perel* dans la préface de l’ouvrage,
« un homme qui a traîné ses pieds
sur 3700 kilomètres de route et gardé la tête dans les étoiles pour autant de
rencontres humaines ».
Jean-Marie Paulin a accroché une bannière à son sac pour attirer l’attention des personnes qu’il a
croisées sur la nécessité de se mobiliser pour donner du Sang, du Plasma, des
Plaquettes. Il a encouragé aussi les
Dons de Moelle osseuse, de Tissu,
d’Organes.
Dans ce livre témoignage, il dévoile les
quatre credo, les quatre appuis, qui l’ont aidé à relever son défi : marcher
de Tours à Saint-Jacques de Compostelle et même un peu plus loin, jusqu’à
Fisterra au bord de l’Océan, puis revenir
jusqu’à Brésilley en Haute-Saône, son village familial, d’une seule
traite.
Tout d’abord, il lui a fallu
« s’abandonner au Chemin » et vivre pleinement chaque instant,
s’inscrire dans le présent tant pour faire face à une difficulté que pour vivre
un moment de joie.
Ensuite, il a pu faire appel à « son
ange gardien » : Manon, petite fille pleine de force et de lumière,
emmenée par la maladie à l’âge de 8 ans et qu’il sent présente à ses côtés,
surtout dans les moments de doute et de fatigue. (Une partie de la vente des
livres ira à l’association créée par la maman de Manon pour lutter contre la
maladie dont Manon a été victime : un
neuroblastome, tumeur maligne de type embryonnaire spécifique à
l’enfant.)
Son troisième point d’appui a été la
bannière, source de nombreuses rencontre et signe de l’engagement qu’il a
pris : marcher, jusqu’au bout de son projet et de son rêve pour remercier
tous ceux qui donnent du Sang et ses dérivés, ceux avec qui il a travaillé
pendant trente ans à l’Etablissement Français du Sang, site de Saintes :
donneurs, bénévoles et collègues. Marcher pour encourager les Dons afin que de
plus en plus de malades soient guéris.
Enfin, le Chemin lui-même renforce la confiance qu’il a dans
la réussite de son pari un peu fou : « J’y sème la promotion de différents types de Dons. Les graines se
dispersent sur d’autres chemins qu’il ne m’appartient pas de connaître et pour
une récolte qu’il ne m’appartient pas de faire. » ; « Ce Chemin
qui occupe 5 mois de ma vie est lui-même vivant et me dicte sa loi. Il est
porteur d’une énergie, d’une force que je ne peux expliquer. Il m’oblige à
faire la part entre ce que je dis et ce que je fais, à me dépasser, à repousser
mes limites. »
D’un ton allègre, authentique et plein
d’humour, Jean-Marie Paulin offre au lecteur de partager son expérience de
randonneur : aspects pratiques pour se donner un maximum de chance d’aller
jusqu’au bout de ce que l’on projette. Il parle de ses rencontres avec d’autres
randonneurs, ceux qui parcourent les chemins même si ce ne sont pas ceux de
Saint-Jacques et qui, pour beaucoup d’entre eux, font partie d’associations. Il
les remercie pour leur travail d’entretien des chemins, de balisage, de
rédaction de topo-guides avec lesquels on peut partir en toute confiance.
Même si le cheminement de Jean-Marie
Paulin n’est pas religieux, il a tenu à respecter les traditions jacquaires. Ses
rencontres avec les associations de Saint-Jacques ont été nombreuses, pleines
d’échanges profonds.
De nombreux compagnes, compagnons et
partenaires ont soutenu son pari. Certains l’attendaient sur le bord d’un
trottoir ou dans un chemin de campagne pour faire quelques pas ou quelques
kilomètres avec lui, d’autres ont programmé des journées de prélèvement de Sang
lors de son passage ou encore ont organisé des rencontres de promotion des
Dons. Le sérieux du projet na pas empêché
le divertissement, les dégustations de spécialités locales et les
moments de franche rigolade : les photos de ces rencontres en témoignent.
Semeur
d’espoir sur les Chemins, un livre qui
présente les trois dimensions de l’expérience du « Chemin » vécue par
Jean-Marie Paulin : infirmier – pèlerin – randonneur.
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Le professeur Yves Perel travaille dans l’unité
d’Onco-hématologie pédiatrique de l’hôpital Pellegrin à Bordeaux
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