Anecdotes

 

 

 

 

Seulement quelques anecdotes au cours de ce pèlerinage randonnée relativement court.

-         La soif :

Il fait chaud, nos gourdes sont vides. Nous longeons un étang avant d'arriver devant l'église d'Andouille-Neuville. Il y a beaucoup de monde en ce début d'après-midi pour cause d'enterrement. Je m'approche vers un groupe d'hommes qui bavarde sur le parvis de l'église pour leur demander s'il y a un point d'eau dans les environs. Ils me répondent en chœur et en me le montrant qu'il y a l'eau de l'étang à quelques dizaines de mètres. Je les remercie et je quitte les lieux en riant. Nous traversons le village et nous apercevons le cimetière, les portes grandes ouvertes. Nous étanchons notre soif au robinet situé à l'entrée sous le regard amusé des deux ouvriers.

Quelques minutes plus tard, alors que nous nous reposons Place du monument aux morts, je salue une conductrice qui passe devant nous. Elle s'arrête et nous invite à la retrouver chez elle quelques dizaines de mètres plus loin pour une pause café et des rafraîchissements. Nous pouvons terminer notre étape sans risque de déshydratation ni d'hypoglycémie.

-         Confusion :

Il est tard lorsque nous arrivons à Langon après une étape longue et mouvementée sous un soleil de plomb. Nous sommes au bar place de l'église, nous attendons que la voiture des fermiers chez qui nous sommes hébergés vienne nous récupérer.

Marylène nous fait signe qu'il y a des personnes sur la place. Nous avalons notre demi d'un trait puis nous nous dirigeons vers deux femmes qui sont heureuses de nous accueillir.

Vous venez avec nous me dit l'une d'entre elles ? Je lui réponds que oui et que c'est très gentil d'être venu nous chercher. Et d'embrasser la première, puis la seconde. J'aperçois d'autres personnes derrière elles puis d'autres qui arrivent… Jacques me fait signe que notre chauffeur nous attend… Je comprends que je n'ai pas salué notre hôtesse d'accueil mais des randonneuses qui attendent un groupe pour une sortie en début de soirée.

Repartir après 40 kilomètres dans les mollets, non merci. Pour aujourd'hui, le compte est bon. Bonne soirée et bonne rando.

-         Le ronfleur :

Je ne suis pas une gros dormeur, je me réveille toujours bien avant le chant du coq. Lors de notre soirée à la chambre d'hôtes "Arche de Noé", je suis surpris par des ronflements. Je pense que Jacques récupère de l'étape d'hier. Bizarre, cela ne provient pas de la chambre à coté de la mezzanine où je couche mais en dessous de mon lit. C'est le chien, lové dans son panier qui en écrase comme un bienheureux, rêvant sans doute à son premier prix décroché récemment. Je me garde bien de descendre lui tourner un orteil…