Don du Sang.

 

Fait Chevalier de l’ordre national du Mérite, Jean-Marie Paulin sort un livre pour défendre sa cause.

 

Son combat sur papier

 

 

Plus de trente années à promouvoir les dons de sang, de plasma, d’organe. Pour ce combat permanent, que ce soit au centre de transfusion sanguine de Saintes, dans les campings ou encore dans diverses réunions, Jean-Marie Paulin a reçu samedi des mains de son frère, à la salle des fêtes des Gonds, l’insigne de Chevalier de l’ordre national du Mérite. L’occasion était trop belle. Le donneur-infirmier-militant en a profité pour présenter son livre témoignage, « Semeur d’espoir sur les chemins ».

 

Il retrace le point d’orgue de sa cause: son pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle effectué entre le 26 février et le 26 juillet 2004, avec sur le dos, une pancarte faisant la promotion des différents dons: « je n’ai pas de « nom » dans le milieu littéraire, je n’ai jamais écrit. C’est pêle-mêle, absolument pas romancé.

Ce n’est pas le genre de l’homme. Mais je me suis livré ». Oui. C’est pêle-mêle. Ce premier livre, très illustré, prend parfois le trait d’un guide du pèlerin et d’une plaquette informative sur les dons. Oui. Le Jean-Marie Paulin auteur reste à son image, c’est-à-dire entier. Il ne fait pas l’impasse sur les larmes, ses moments de doute et de solitude. Mais aussi sur les sourires qui prennent alors une autre dimension, les soutiens de différentes associations de donneurs et surtout sur la force de persuasion d’un dessin qui ne l’a jamais quitté, signé d’une petite fille décédée à l’âge de 8 ans des suites d’un neuroblaste

 

L’ombre de Manon. « Sans Manon, j’abandonnais le neuvième jour », raconte Jean-Marie Paulin. « Quand j’étais désespéré , je lui demandais de me botter les fesses. Et ainsi, j’ai toujours pu rejoindre mes étapes dans les temps. » Pour Anne, la maman de Manon, ce livre prend une valeur symbolique: « je ne pensais pas qu’un jour Manon deviendrait un ange gardien. Grâce à l’association les Bagouz à Manon (qui milite pour la recherche sur le neuroblastome) et au livre de Jean-Marie, elle est toujours vivante. Pour moi, c’est une joie immense ».

 

Thomas Mankowski

Sud-Ouest - Lundi 31 Octobre 2005